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Certains jeunes et certaines familles s’interrogent sur la fermeture des aires de jeux, du skatepark et du terrain de basket situé dans le bois. Le maire, Norbert Samama, indique : « Il est important que la commune puisse expliquer cette décision qui en réalité découle avant tout, de l’application de la réglementation sanitaire en vigueur et notamment des contraintes liées au confinement ».

Il rappelle le contexte : « Les données épidémiologiques, et notamment le taux d’incidence du virus, montrent une circulation plus active de la COVID-19 au Pouliguen. C’est la raison pour laquelle, nous avons organisé, avec l’Agence régionale de santé, une campagne de dépistage ».

Le maire ajoute : « Je me dois de le rappeler à chacun : nous sommes en confinement. Ceci implique, non seulement le respect des gestes barrières, mais aussi un certain nombre de règles en lien avec le décret du 2 avril, comme l’interdiction de la pratique de sports collectifs, et du regroupement de plus de six personnes sur les espaces publics.

  • Pour le terrain de basket, la pratique collective sans masque est immédiate et nécessairement en totale opposition avec les règles que nous devons respecter pendant ce confinement.
  • Pour nos aires de jeux ou notre skatepark, notre incapacité à éviter tout regroupement au-delà de 6 personnes nous place dans l’obligation de les maintenir fermés. Nous avions imaginé l’encadrement par des bénévoles, mais au-delà du manque de volontaires pour cette tâche ingrate qui serait de rappeler en permanence les règles à respecter, un problème d’assurance se pose.

Il faut savoir que certaines activités sont maintenues dans les lieux sportifs parce qu’ils bénéficient de l’encadrement de clubs (type clubs de pétanque) qui répondent aux conditions d’ouverture pour les entraînements conformément à la réglementation.

Bien sûr, la contradiction, donnée permanente pendant cette crise, est de voir ces mêmes aires jeux ou skatepark ouverts ou fermés dans certaines communes, ce qui rend la décision extrêmement difficile à prendre. J’écoute les jeunes, les pratiquants, les parents… Je comprends leur impatience, mais je me dois de prendre toutes les précautions nécessaires, quitte à ne pas être populaire. Je les prie de bien vouloir m’en excuser.

Face à la présence encore forte du virus, la pression sur les services hospitaliers, le taux d’incidence élevé en Loire-Atlantique, et des flux importants de population durant les vacances scolaires, à mon plus grand regret pour nos jeunes et nos familles, je préfère maintenir la fermeture et nous donner tous les moyens de sortir une bonne fois pour toutes de cette crise sanitaire. C’est mon principal espoir comme beaucoup d’entre nous. »

Pour autant, Norbert Samama veut rester optimiste quant à la suite des événements : « Chaque semaine, je referai un point sur ce sujet qui me tient à cœur. Dès que les conditions se montreront plus favorables, nous rouvrirons. Je m’y engage personnellement, auprès des jeunes et des familles notamment ».